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Le Vanuatu : la mission à l’autre bout du monde

Les enfants chrétiens d’Océanie est peu connue des chrétiens de France. Ils sont si loin ! Ils ressemblent si peu aux enfants proche de nous. La découverte des enfants d’Océanie est essentielle pour mieux comprendre nos différences ! C’est ce que font les enfants missionnaires au Vanuatu.

Quatre-vingt trois îles et un même désir d’unité

Quatre vingt trois îles forment l’archipel du Vanuatu : ces îlots de terre égarés en mer de Corail se situent dans l’Océan Pacifique à 1 750 km à l’est de l’Australie, au nord-est de la Nouvelle Calédonie, à l’ouest des Iles Fidji et au sud des îles Salomon.

La majorité des 192 910 habitants de l’archipel sont des indigènes mélanésiens (95%). Le reste de la population est composé d’européens et d’Asiatique.

Les Vanuatais parlent trois langues : le bichlamar, langue créole, l’Anglais et le français. Ce sont les trois langues officielles de l’archipel. Le bichlamar est la langue qui unit depuis peu tous les Ni-Vanuatu ou Vanuatais, l’anglais et le français sont parlés par les presbytériens et les catholiques. Avant 1960 le Vanuatu était en effet une colonie franco-britannique. Et l’indépendance a provoqué des conflits entre anglophones et francophones, aux visions indépendantistes différentes. Aujourd’hui, à partir de 1980, un processus de réconciliation a permis à tous les Vanuatais de faire l’unité.

Au Vanuatu, la nature règne en maître

Les habitants du Vanuatu ont l’habitude de vivre dans une nature verdoyante : la pluie et l’humidité régnent en maîtres. Au Vanuatu rien de sèche, linge et chaussures moisissent. Petites et grandes pluies se succédent. Ce climat particulier apporte des forêts vertes et luxuriantes mais aussi des raz de marée, des cyclones, des moustiques, la malaria...

Les enfants du Vanuatu s’intéressent aux enfants d’Afrique

Quand par hasard les Vanuatais découvrent des images de sécheresse, ils sont stupéfaits. C’est ce qui est arrivé aux jeunes de l’école de Walarano, dans l’île de Mallicolo. Un père est passé dans les classes pour montrer aux enfants des photos d’Afrique : paysages désertiques, enfants affamés, soldats avec des fusils, orphelins recueillis dans des camps. Ils en ont été bouleversés.

Les enfants du Vanuatu réinventent l’Enfance Missionnaire

« Comment cela peut-il exister ? » ont-ils demandé.

- « La terre a répondu le Père, n’est pas partout couverte de verdure ! Il y a des pays où le manque de pluie fait plus de dégâts que nos cyclone. Il y en a où rien ne pousse comme sur les pentes de nos volcans. Vous avez raison de vous inquiéter de vos camarades lointains. Car un chrétien a le cÅ“ur grand comme le monde ! »

Pour mieux connaitre ces pays si différents, avec l’aide des enseignants de leur école, les enfants ont cherché dans des magazines des articles qui expliquent la sécheresse en Afrique. Ils ont découpé des photos. Et ils ont un peu mieux compris que la faim est une terrible réalité pour beaucoup d’habitants du monde.

Réfléchir

« Qu’est ce qu’on peut faire pour eux ? se sont demandés les jeunes. Les propositions fusent :
- On pourrait faire venir ces enfants chez nous. On donnera de quoi manger, on partagera…

- On va déterrer des légumes, on va cueillir des bananes, on va faire des sacs de riz et du manioc et on va leur envoyer tout ça par un bateau !

- Mais ça ne va pas faire la moitié du voyage que déjà ce sera pourri !

Les jeunes ont cherché ensemble.

- « Eh bien, on va leur envoyer de l’argent ! »

Prier et Partager

Ils ont encore discuté. Et ils ont trouvé une solution : organiser une fête et y vendre leurs propres légumes. Ils ont expliqué cette idée à leurs parents. Et dans toutes les familles on s’est mis à arracher des ignames et des tarons.

La fête a eu lieu le dernier jour du premier trimestre scolaire (en juin au Vanuatu). Au cours de la messe préparée par eux, les enfants ont raconté ce qu’ils avaient appris sur la faim dans le monde et ils ont dit qu’ils voulaient aider les habitants de l’afrique. Ils ont prié pour les enfants africains. Puis ont fait une fête qui a rapporté 9200 vatus. (environ 100 euros ) Et ils ont dit aussi :

Père, ont- ils dit alors, on a réfléchi. Voilà : il faut envoyer cet argent à notre évêque qui l’enverra au Pape. Et le Pape l’enverra en Afrique…et puis, nous voulons dire à toutes les écoles du Vanuatu de faire la même chose : il faut prier pour les autres, oui, et il faut aussi agir !

Ces enfants du Vanuatu ont refait tout naturellement la démarche de l’Enfance Missionnaire.


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Mise en ligne le mardi 1er août 2006

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