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Wallis et Futuna

Petit par la taille, grand par la foi

Le Pays

Au cœur du Pacifique, à vingt-cinq heures d’avion de la France, surprenant diocèse de Wallis et Futuna. À mi-chemin entre la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie, mais plus près de l’équateur, sa vitalité se conjugue avec sa capacité à rassembler des particularismes locaux.
Francophone et massivement catholique, alors que le Sud Pacifique est à majorité anglophone et protestant, cet archipel, composé de trois îles principales, a opté en 1959 pour le statut de Territoire d’Outre-Mer par un référendum à large majorité.

De dimension petite mais étendue, puisque 240 km d’océan séparent les îles de Futuna et Wallis, ce territoire ne compte que 14 000 résidents, alors que 17 000 Wallisiens et Futuniens sont installés en Nouvelle-Calédonie et environ 1 500 en France. Signes de leur dynamisme, leur présence fidèle dans les communautés paroissiales de la métropole ou lors des JMJ : une cinquantaine de jeunes s’est rendue en Italie et à Rome.

Bien qu’éloignées, ces îles sont politiquement et administrativement étroitement associées : un seul député, un seul sénateur, un seul administrateur supérieur ou préfet… Les sièges des grands services publics – vice-rectorat, douanes, trésor public… – sont tous à Wallis, de même que l’assemblée territoriale, l’unique lycée et l’évêché. Autre particularité commune, elles disposent d’un statut d’autonomie qui prend en compte certaines spécificités locales, comme les droits coutumiers et le rôle historique de l’Église. Ainsi, au sein de la République, trois rois sont encore en fonction avec autorité pour les affaires locales, et l’évêque du lieu est appelé à siéger dans les instances territoriales.

Le diocèse de Wallis et Futuna

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une église du diocèse

Importance historique et actuelle de l’Église

La Société de Marie, dont la fondation a été approuvée par le pape Grégoire XVI en 1836, y a envoyé ses premiers missionnaires en 1837, et avec eux débute la présence européenne dans ces îles. Elle commence mal avec le martyre de Pierre Chanel en 1841 et, pourtant, quelques années plus tard, toute la population est devenue catholique à cent pour cent. Une ferveur qui ne faiblit pas, comme l’ont montré les cérémonies du retour de ses reliques sur la terre de son martyre, en 1977.

Autre figure de l’évangélisation de ces îles, une Lyonnaise : Marie-Françoise Perroton. Laïque d’abord, puis carmélite, elle y travaille à l’éducation des femmes dès son arrivée en 1846, jusqu’à sa mort en 1873.

Les missionnaires jouent un rôle important dans la société. Ils contribuent à atténuer les conflits entre familles rivales et protègent les autochtones des violences des équipages des navires baleiniers ou des abus des commerçants. Ils instituent des lois applicables à tous et font construire de grandes églises de pierre dans chacune des cinq paroisses.

De nombreux missionnaires originaires de ces îles sont partis vers les cinq continents. On les retrouve dans de multiples familles religieuses : prêtres et sÅ“urs de la Société de Marie, carmel, trappe, Petites sÅ“urs des pauvres, Travailleuses missionnaires de l’Eau vive, frères du Sacré-CÅ“ur, Tiers-ordre laïc des carmes, Confrérie de Saint François Xavier, Légion de Marie, Foccolari… Les quatre premiers prêtres de l’archipel ont été ordonnés en 1886.

Un archipel vulnérable

Wallis, ou Uvéa comme l’appellent ses habitants, est une île volcanique basse, au lagon peu profond et aux paysages variés et assez doux, alors que Futuna, séparée de la troisième île, Alofi, par un étroit bras de mer de 1,8 km, offre un relief plus montagneux avec des risques de séismes.
À Wallis, les 9 700 habitants sont répartis en 20 villages, sur le littoral Nord-Est et Sud. À Futuna, les 4 600 habitants sont installés en 14 villages sur les côtes Sud et Ouest. La population est très jeune, 64 % a moins de 20 ans et 7% a soixante ans et plus. Elle est de souche polynésienne, hormis les quelques Européens fonctionnaires, commerçants, artisans et religieux. L’activité agricole, avec de faibles rendements, se complète par une exploitation routinière de la forêt et de la mer. Le développement économique se heurte à de nombreux obstacles : absence de ressources naturelles, faible ampleur du marché local, isolement, éloignement des grandes régions émettrices de touristes, cherté de la main-d’œuvre par rapport aux pays voisins, culture et mentalités peu gagnées à l’économie de marché.

Le meilleur atout de l’archipel réside dans son emplacement stratégique. C’est un des axes fondamentaux de la politique étrangère et de défense de la France depuis le début de la Ve République

extrait de la présentation de CEF Assemblée Plénière de Lourdes, image de l’église aussi


Mise en ligne le mercredi 1er septembre 2004

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