Le 30 septembre 2011...
La prochaine Semaine missionnaire mondiale qui se déroulera du 16 au 23 octobre 2011, a pour thème : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il est bon de situer ce commandement de Jésus comme un élément essentiel de l’annonce de l’Évangile. Cette annonce qui est l’une des raisons d’être de l’Église et qui concerne tous les baptisés est loin d’être terminée. Bien des peuples dans le monde, bien des personnes autour de nous n’ont pas entendu le message de vie et de salut incarné par Jésus et que l’Église doit faire connaître sans relâche. De plus, aujourd’hui, il se trouve des personnes qui ont entendu l’Évangile mais qui l’ont oublié ou elles ont pris des distances avec l’Église. Le message évangélique qui invite à aimer Dieu par-dessus tout est abandonné, Dieu est laissé de côté, et l’amour du prochain vécu à la manière du Christ et dans l’esprit du Christ se trouve relativisé et amoindri. Un humanisme sans Dieu existe. Cette situation rend d’autant plus urgente la mission de l’Église, une mission capable de renouveler l’Église dans son ardeur à proposer la foi à tous les hommes. L’Église qui, nous le savons, est missionnaire « par nature », ne peut jamais se replier sur ses propres activités internes, mais elle doit aller au-delà d’elle-même. « Son action, conformément à la Parole du Christ et sous l’influence de sa grâce et de sa charité, se fait pleinement et réellement présente à tous les hommes et à tous les peuples pour les mener à la foi en Christ. (cf. Ad gentes, n.5) (1) Les groupes bibliques et ceux qui offrent une approche diversifiée des mystères chrétiens ne doivent pas oublier qu’ils ont à faire Å“uvre d’évangélisation. La Semaine mondiale des missions demeure, de fait, un temps privilégié pour stimuler l’engagement au service de la mission universelle de l’Église. Elle est une occasion précieuse pour la prière, la réflexion et un certain nombre d’initiatives. Mais elle ne suffit pas. C’est pendant toute une année que la mission doit être une préoccupation des communautés chrétiennes, des mouvements apostoliques et des communautés religieuses. Les baptisés qui, par leur baptême, sont devenus prophètes, ne peuvent être des intermittents de la mission. Ils ont à en être des permanents. Cela est inscrit dans ce qu’ils sont devenus par la grâce du baptême. Ils ont à réveiller en eux ce don de Dieu, qui les pousse à aller témoigner de Dieu, de Celui qu’il a envoyé, Jésus Christ, et de l’Évangile. Les chemins sont divers, les façons de faire aussi. Ne serait-ce pas le courage et la foi qui manquent ? Dans cette annonce de l’Évangile, la charité, l’amour tient une place essentielle. C’est en vivant de l’amour de Dieu et du prochain qu’on évangélise. Cet amour du prochain, que met en avant le thème de cette année, s’exerce concrètement par des actions de solidarité et de partage, qui favorisent ce que le pape Paul VI appelait « la promotion humaine, la justice, la libération de toute forme d’oppression ». (2) Les dons qui sont effectués servent à promouvoir une évangélisation au service de la totalité de la personne humaine. Dans ce domaine, votre générosité doit être à la mesure de votre zèle missionnaire. « Nous portons en nous, même si c’est dans des vases d’argile, notre vocation chrétienne, le trésor inestimable de l’Évangile, le témoignage vivant de Jésus mort et ressuscité, rencontré et professé dans l’Église. Que la Journée des missions ranime en chacun le désir et la joie "d’aller" à la rencontre de l’humanité en apportant le Christ à tous. » (3) + Philippe GUENELEY Evêque de la Marne (1) Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale des missions 2011. (2) Paul VI, Evangelii nuntiandi, n.31. (3) Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale des missions 2011 (final).


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